Magistrats judiciaires, enfermés dans leur « tour d’ivoire » ou assignés plus souvent qu’à leur « tour d’y voir » ?

Selon Ludovic Friat, président de l’Union syndicale des magistrats (USM), l’idée que les magistrats judiciaires seraient « hors sol » et coupés de la réalité est infondée. Friat affirme que les juges sont régulièrement confrontés à la réalité dans toute sa crudité, sa douleur et sa gravité. Il donne des exemples de sa propre expérience professionnelle pour étayer son propos, tels que sa participation à des autopsies, la condamnation de milliers de personnes à des peines de prison, et la gestion de psychotiques en décompensation. Friat souligne également que les juges sont quotidiennement confrontés à la misère sociale, physique, psychologique, économique et intellectuelle, qui est souvent la toile de fond de nombreux dossiers, tant au civil qu’au pénal. Un autre article de l’Actualité Juridique relate l’expérience d’un magistrat qui décrit sa « tour d’ivoire » comme un moyen de conserver son humanité, d’éviter les habitudes professionnelles et de se préserver des biais de pensée. Il insiste sur le fait que le métier de magistrat est technique et exigeant, nécessitant de travailler sur l’humain avec des rituels et des règles judiciaires et procédurales qui sont leur boussole. Il souligne également que le métier de magistrat permet de voir la société telle qu’elle est vraiment.

Source : « Magistrats judiciaires : « hors sol » ou confrontés à la réalité ? », Actualités du droit, consulté le 20/02/2023.


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